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Œuvres

Sculpture

2000/2001/2013 – Epangelia

Le cabinet d’architecture intérieure Alberto Pinto me propose la réalisation d’une sculpture en verre pour un hall d’immeuble à Boulogne-Billancourt, où sera installé le siège de Bouygues Télécom. Conceptualisation de longue haleine (un an et demi), dont la phase de mise en œuvre se révèle complexe, le projet semble trop original quant aux procédés de fabrication. Un fabricant rennais, Goude Glass, séduit par cette même originalité, relève le défi. Il deviendra par la suite un partenaire fidèle.

La réalisation de la sculpture est en effet une véritable gageure : 100 plaques de verre découpées, évidées à l’arrière et collées en superposition sur toute la surface avec une colle UV. Dimensions : 3 mètres de haut x 0,80 m de large x 0,50 m de profondeur.

Elle est conçue comme une matrice, un moule de verre construit autour d’un vide qui confère au personnage une apparence un peu fantomatique. La forme paraît pleine, mais le relief est porté par le creux qu’il abrite, et en fait le cœur invisible. Ce jeu autour du plein et du vide est l’un des fil conducteur de mes réalisations.

Epangelia est installée le 3 mai 2001. Elle est primée aux Best Of du verre de la Fédération Française des Professionnels du Verre Plat, catégorie Œuvre d’Art.

La statue Epangelia est déplacée en 2013 dans l’un des trois immeubles de l’ensemble immobilier Arcs de Seine à Boulogne-Billancourt où siègent les sociétés Boursorama et Huaweï. Je choisis d’installer un écran de métal tissé de Sophie Mallebranche pour mettre en valeur les jeux de lumières sur les courbes de la sculpture. Les deux matières, métal et verre, vibrent de concert, le jour comme la nuit.

2007 – Trilogy

Conçue pour une manifestation sur le thème des femmes héroïques, dans le cadre de la journée de la femme au musée de l’Homme à Paris. « Trilogy », tête de femme en verre, symbolise la connaissance, transmise de génération en génération, et qui relie le passé au présent ; le présent au futur.

La partie « cerveau » est travaillée en jeu de vides successifs, qui, par le contraste des tranches dépolies, deviennent un plein. Le vide prend matière, sous un aspect spectral et irréel.

45 plaques de verre de 3 mm d’épaisseur sont découpées au jet d’eau, polies et collées à la colle UV. 24 x 14 x 22 cm

2009 – Persona

Contactée par Nexity, il s’agit de réfléchir à un projet de bas-relief pour un immeuble en construction, à concevoir en fonction des plans du cabinet d’architecture REICHEN et ROBERT.

L’architecture confère à l’abord de l’immeuble un aspect très « cathédrale », avec 10 m de hauteur sous plafond et un vaste hall d’accueil. Pénétrant dans le hall, les personnes doivent d’abord en traverser une vaste partie avant d’accéder au pôle d’accueil proprement dit.

Je pense habiller les murs pour tempérer l’austérité du lieu, en alléger l’ambiance, et tirer profit de la circulation des personnes pour jouer avec leur image. Cette exploitation du mouvement me semble d’autant plus légitime que ce bâtiment est destiné à abriter le siège d’Alstom Transports, associé au monde du voyage, au TGV… Je me propose, à mon tour, d’en emmener les usagers dans d’autres paysages.

Le projet initial de bas-relief est écarté au bénéfice d’une installation plus aérienne, issue d’une inspiration graphique liée à la montagne, et travaillée en vide lové au sein d’un plein. Un échange permanent et équitable a lieu entre la mystérieuse immatérialité du vide et ses contours sensibles : elle leur accorde présence et reçoit simultanément de semblables pouvoirs perceptifs.

La montagne est ainsi suggérée en creux dans un parallélépipède rectangle, invisible d’un certain point de vue, qui se révèle au cours du déplacement, découvrant son volume (0,17 m de largeur x 1 m de profondeur x 5,20 m de haut), et se dédoublant grâce aux tôles inox polies, miroir du mur. L’effet et les détails de la réflexion du verre offrent au regard un voyage à perte de vue, au gré des lignes produites en volutes infinies, jouant de ce qui est réfléchi, de ce qui réfléchit ; de ce qui est plein, de ce qui est creux.

Le nom de Persona — en hommage au film d’Ingmar Bergman — renvoie à un ailleurs insulaire, une fraction de terre sortant de l’eau, tel un iceberg dont on devine la part immergée, rendue partiellement visible par le reflet aquatique.

L’entreprise GOUDE GLASS relève le défi d’assembler les 17 couches de verre par le procédé du verre feuilleté sur des volumes aux formes irrégulières et complexes. L’ensemble des 2 blocs est fixé perpendiculairement au mur par des verrins de serrage cachés derrière les miroirs.

17 plaques de verre clair évidées et feuilletées de 8 mm d’épaisseur sont fixées perpendiculairement sur un mur de 10 mètres de haut par 5 mètres de large, habillé de tôles inox poli miroir. 0,17 x 1,00 x 5,20 m, 1400 kg.

2012/2013 – Daphnélia

Daphnélia s’inspire de deux icônes antiques et romantiques, Daphné et Ophélie. Belles tragiques qui dans la fuite dissolvent leur vie : Daphné dans la sève du laurier, Ophélie au fil de l’eau. La sculpture apparait comme une carcasse pâle, exosquelette lumineux et fantomatique. C’est un corps de femme fait de diatomées.

Les diatomées sont de microalgues planctoniques unicellulaires présentes dans tous les milieux aquatiques.

Elles ont la singularité de synthétiser la silice de l’eau pour se façonner un exosquelette semblable à une délicate dentelle de verre. Par la beauté de sa forme, ce verre que la Nature sait produire fascine depuis longtemps artistes et scientifiques.

Les exosquelettes des diatomées sont imputrescibles. Au fil de millions d’années de sédimentation, et du fait de leur intense prolifération, de considérables gisements de tourbe siliceuse ou de roches appelées diatomite se sont formés. On les retrouve dans les carrières de Meudon, dans les monts crayeux... Ainsi, le calcaire renferme tout à la fois dans sa trame un gigantesque cimetière marin et des cathédrales de verre.

La sculpture Daphnélia met en lumière le cycle du vivant dans le temps géologique, de l’être à l’inerte, de la chair à la roche. Daphnélia évoque ce passage d’un monde à l’autre, cette disparition discrète qui s’inscrit dans le grand cycle terrestre.

Découpe laser, thermoformage et collage de verre acrylique.

2014 – Laurus Nobilis

« Entre terre et ciel » : des racines jusqu’au feuillage, l’arbre relie la terre au ciel.

Nombre de légendes rapportent qu’il renferme une âme, ou la réincarnation d’un être. Il en est ainsi du laurier, métamorphose de la nymphe Daphné, telle que décrite par Ovide dans ses fameux Récits. Par la ruse des flèches de Cupidon, elle devient malgré elle l’objet du premier amour d’Apollon. Le dieu fou de désir poursuit la belle vierge qui n’a de cesse de lui échapper. Daphné, désespérée, en recourt au fleuve Pénée, son père, l’adjurant de la soustraire aux ardeurs d’Apollon. Sensible à sa prière, Pénée la dépouille alors de sa beauté humaine et la métamorphose en laurier.

Apollon lui rendit hommage et, se parant de son persistant feuillage, il en fit l’arbre symbole de courage et d’éternelle jeunesse. Mais que penser de ce destin captif, entre immuabilité figée et renoncement aux plaisirs des sens ? C’est ce que nous nous proposons d’interpréter ensemble...

Contre plaqué assemblé habillé de gazon artificiel et surmonté de branches habillées de feuilles de laurier, pieds en chocolat. Hauteur : 6,50 m.

En collaboration avec Yvonne Behnke.

Remerciements :

2016 - S(c)andale d'Hermès

Les lacets du larcin

Mutatis-mutandis

Les ailes de la Victoire

Les pieds de Daphné

Me voici en Hermès

 

Plâtre laqué rehauts d’or, mousse polyuréthane couleur or

L 0,54 x H 0,46 m

2016 - Beastiful

Un ami chasseur à ses heures perdues m'a offert deux perdrix, bouleversée par ce cadeau mortuaire j'ai cru bon de lui rendre la pareille.

Plâtre peint orné de plumes protégé par une cloche de verre soufflé

L 0,24 x H 0,30 m / cloche et socle : H 0,53 m

Accessoires

2002 – Mixam, vase

Tout à la fois vase et métaphore amoureuse, Mixam est le fruit d’une union. Voici l’histoire de l’assemblage de 2 parties — semblables et inégales — telles deux poutres charriées au gré du courant de l’eau, l’une contre l’autre appuyées en soutien mutuel, et maintenues enlacées par de gros fil afin de prolonger cet équilibre précieux.

Tôles inox brasées et microbillées. 32 x 20 x 20 cm.

2005 – Heart bulletproof handbag (Cœur blindé)

Commande d’un accessoire en verre par un styliste colombien et sa marque 79934321 : nous imaginons en premier lieu un sac en forme de tête, puis un cœur anatomique dont l’échelle réelle est conservée.

Le principe d’assemblage multi couches reprend celui du blindage.

Le sac Cœur Blindé sera porté lors du défilé de la collection à Hyères, XXème festival international de la mode et de la photographie. Il sera récompensé par le prix de Public et le prix 123. Nominé aux Talents du Luxe et primé aux Best of du verre de la Fédération Française des Professionnels du Verre Plat, catégorie Œuvre d’Art.

80 plaques de verre à vitre de 2 mm d’épaisseur sont découpées au jet d’eau et collées à la colle UV. Polissage extérieur. Anse double en câble inox. Ouverture du sac par coulissage du câble.

2006 & 2010 – 7 weeks, pendentif

Seven Weeks, un point d’interrogation sur le mystère de l’existence ou le stéthoscope qui pointe vers le cœur pour capter le pouls de la vie ?

L’embryon de sept semaines, un être complet en devenir, un concentré de la vie, reste cependant une énigme.

Enveloppé dans sa bulle translucide, il nous rappelle simplement une évidence.

La goutte est à l’origine de toute genèse. Une goutte d’eau pour la vie.

L’effet loupe que crée la bulle embryonnaire agit en condensateur de lumière en fusion et nous dévoile le mystère de l’existence.

Création pour PASSPORT NUMBER de pendentifs avec le concours du CIAV, Centre International des Arts Verriers de Meisenthal. La première version tout en verre s’est avérée trop fragile et une deuxième version a été créée en collaboration avec Marc Gassier, orfèvre.

Incrustation de verre coloré au chalumeau, enrobage de verre transparent. Tube PVC et colle époxy. L : 50 cm.

2011 – Glasskin

Glasskin est une parure du corps, entre robe et seconde peau, sensuelle et avant-gardiste, elle enrobe le corps et révèle la peau par un jeu de transparences et de lumières.

Glasskin est la parure de la femme à la limite des espèces humaine et animale. Dévoilée par les écailles de verre et sa mue de silicone, elle glisse vers le monde des reptiles : Femme-Iguane.

Elle nous plonge dans une confusion des cadres et d’états vivant/inerte, organique/synthétique.

Glasskin propose (explore) une symbiose du corps et de l’objet qui l’épouse, le suit, le sublime, qui lui colle à la peau.

Glasskin allie des matériaux anciens et ultra contemporains. Le verre matériau antique se marie au silicone médical des prothèses biocompatibles. Les technologies de demain font revivre les matières classiques. Ainsi, le verre retrouve sa mobilité première, son état liquide d’origine.

Robe sculpture réalisée en collaboration avec Agnès Prévost et le CERFAV, Centre Européen de recherches et de formation aux arts verriers.

Inclusion de pièces de verre thermoformées dans peau en silicone.

Mobilier

2003/2009 – Ori & Gami

Ori & Gami sont nées du jeu de pliage de feuilles de papier. J’ai souhaité conserver la subtilité de ce matériau originel, qui confère au profil des objets toute sa finesse tout en offrant, de face, une dimension manifeste. A la fragile feuille de papier se substitue la robuste feuille de métal, et le siège du papillon peut être aussi celui du lion…

• La chaise ORI semble ainsi disparaître de profil…

Plaques d’inox pliées et soudées, épaisseur 3 mm. 90 x 44 x 62 cm.

• Trois versions table basse de GAMI verront le jour quelques années plus tard avec un plateau de verre aux lignes gravées et un laquage du piètement sur mesure.

Piètement et tablette en acier laqué et plateau en verre sécurit gravé. 120 x 75 x 38 cm.

2009/2011 – Flower

Commande particulière d’une table basse. La conception reflète un désir d’arrondi, d’équilibre en courbes. Le socle est un œil stylisé en manière de pétale, incurvé pour soutenir le plateau, cercle de verre gravé. Au regard, devant la table, aucun angle ne vient troubler cette ronde harmonie. Trois versions voient le jour et restent des pièces uniques.

Piètement en tôle laquée de différentes teintes et plateau en verre sécurit gravé. 120 x 100 x 38 cm.

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